VIH/SIDA

 

                                                           Le virus : VIH

Les virus sont des agents infectieux ou microbes de toute petite taille (invisible à l’œil nu et même avec les microscopes habituels). Les virus ont besoin de coloniser des cellules pour pouvoir se multiplier.

Le VIH , Virus de l’Immunodéficience Humaine,  est le virus responsable du SIDA ( Syndrome d’ImmunoDéficience  Acquise) . Ce virus infecte plus spécifiquement certaines cellules du corps appartenant au système de défense  de l’organisme : le système immunitaire. 

Le système immunitaire

                                                          Defense immunitaire

 

Le corps humain est composé de millions de cellules qui se renouvellent tout au long de la vie.

On distingue trois familles de cellules :

-          Les globules rouges qui transportent l’oxygène aux cellules de l’organisme

-          Les plaquettes qui sont impliquées dans la coagulation du sang.

-          Les globules blancs (ou leucocytes) qui font partie du système de défense de l’organisme contre les infections.

Les globules blancs sont de différentes sortes : les polynucléaires, les macrophages et les lymphocytes.

Les lymphocytes T4

Parmi les lymphocytes on trouve un sous-groupe appelé TCD4 ou plus communément appelé aussi T4 ou CD4.  Ces lymphocytes luttent surtout contre les virus et donc contre le VIH. Le VIH infecte les cellules TCD4 comme d’autres cellules de l’organisme. Comme tout virus le VIH se développe aux dépends de la cellule qu’il infecte et donc  cette dernière va finir par mourir. Ainsi alors qu’elles doivent lutter contre le VIH  les TCD4 infectées vont mourir car elles sont incapables de l’éliminer.

Une fois la personne infectée par le virus on parle alors d’une personne séropositive.

 

Evolution de l’infection par le VIH

Au début de l’infection l’organisme compense la mort des TCD4 par une augmentation de la production de ce type de lymphocytes. Mais peu à peu le système immunitaire est dépassé et le nombre de TCD4 détruits devient supérieur au nombre de TCD4 produits. Ce qui entraine une baisse global des TCD4 et une augmentation de virus dans le sang.  L’évolution de l’infection est donc mesurée en fonction du nombre de TCD4. En dessous d’un certain seuil l’organisme n’est plus en mesure de se défendre correctement contre les infections extérieures et une maladie opportuniste peut subvenir  c’est le Syndrome de l’ImmunoDéficience Acquise (le SIDA). C’est la dernière phase de l’évolution de la maladie.  Entre l’infection et le stade SIDA il peut se passer une dizaine d’année. Pendant cette période la personne infectée n’a aucun symptôme de l’infection mais peut transmettre le VIH à son ou sa  partenaire.

Le seul moyen de savoir si on est ou pas infecter c’est de faire un test de dépistage. Le test de dépistage peut se faire en passant par votre médecin habituel ou en se rendant au CDAG , situé à l’hôpital Jacaranda  , en face du CHM. Au CDAG le dépistage est gratuit et anonyme. La mise en place de tests rapides qui permettent d’avoir un résultat fiable au bout de 10 minutes seulement fait partie des projets de l’association FAHAMOU MAECHA.

 

La transmission du VIH

Le VIH se transmet par les fluides corporels suivants :

-          Le sang, y compris celui des règles 

-          Le sperme

-          Les sécrétions vaginales.

-          Le lait maternel.

On en déduit donc que la transmission du VIH est possible en cas de :

-          Rapports sexuels sans préservatifs : il peut s’agir de rapports anaux (pénétration par l’anus), vaginaux, oraux (fellation même s’il n y a pas eu d’éjaculation dans la bouche), cunnilingus.

-          Partage de seringues ou de matériel d’injection de drogues.

-          Piercing (pratique coutumière pour les jeunes filles à Mayotte au niveau des oreilles et du nez) et tatouage en cas de défaut de stérilisation de matériels.

-          Partage de brosses à dents ou de rasoirs.

-          Transfusion sanguine par un sang contaminé (très rare depuis l’affaire du sang contaminé).

                                                               Mode de transmission du vih

 

 

-          De la mère à l’enfant

 Transmission mere enfant

 

Le VIH peut être détecté aussi dans la salive, l’urine, les selles la sueur et les larmes mais en quantité infime ainsi la transmission est impossible en contact avec ses liquides.

Le VIH ne se transmet pas lors des situations suivantes :

-          D’autres moyens de plaisir : caresses, massages, masturbation,  jouets sexuels sans partage.

-          Lors de baisers même profonds ou en se serrant des les bras.

-          En utilisant les mêmes toilettes.

-          En se serrant la main, en se prêtant le téléphone ou en échangeant ses vêtements.

-          En partageant les couverts, les plats, les aliments comme en buvant dans les mêmes verres.

NB : les moustiques ne peuvent pas transmettre le VIH.

 Mode non transmission1

 

                                                               NGNAMA HA NGNAMA HATOIRI  CAPUCHO  DE YAMA YAMA

Pour éviter tout risque de transmission du VIH par voie sexuelle le préservatif, masculin ou féminin, reste le seul moyen efficace. Il faut toujours en porter lors de tout rapport sexuel.

Le partage de certains objets est à bannir aussi comme la brosse à dents, le rasoir, la seringue et le matériel d’injection pour les consommateurs des drogues par injection.

                                                               Epidémiologie

Le Sida infectait environ 150 000 personnes en France en décembre 2010 ; il y représente 7000 à 8000 nouveaux cas par an ; les estimations en 2011 donnent un chiffre de personnes qui ont contracté le virus sans le savoir, qui oscille entre 40 000 et 50 000.

La contamination hétérosexuelle qui était le dernier mode de contamination au début de l’épidémie, est aujourd’hui de même importance que les autres, touchant plus les femmes que les hommes.

L’épidémie s’est en effet fortement féminisée : les femmes représentaient moins de 5 % de la population concernée par le VIH au début de l’épidémie ; la parité tend à s’établir aujourd’hui ; un tiers des nouvelles séropositivités sont féminines ; les femmes représentent 57 % des contaminations hétérosexuelles. On peut dire, actuellement, que les femmes sont plus à risque que les hommes.

 

A Mayotte la situation épidémiologique est incertaine car il y a peu d’études ou de données validées et publiées sur le sujet. Mais on estime à environ une moyenne de 40 nouveaux annuelle ces trois dernières années pour une population estimée à 200000. La situation de Mayotte étant très différente avec une forte population d’immigrés dont certains viennent des zones d’Afrique ou la pandémie est très présente on peut estimer à 50% la part des cas d’infections autochtones. 

La situation devrait s’empirer au vus du délaissement absolu de cette problématique par les autorités de santé à Mayotte.

 

 Parlez-en à votre médecin.

Pour toute information sur la santé sexuelle vous pouvez contacter l'association FAHAMOU MAECHA :

 

- Par mail : fahamoumaecha@gmail.com

                ou

- Par téléphone au 0639 04 81 51

 

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